Le feu, l’eau, les nœuds, l’abri, l’orientation, les plantes. Tu essaies tout à l’écran, tu te trompes sans risque, et tu retiens ce qui compte pour de vrai.
À l’écran, tu essaies tout. Dans la vraie vie, chaque geste dangereux (le feu, le couteau, l’eau qui bout, la cueillette) se fait avec un adulte, jamais seul. Rien de ce qui est écrit ici ne remplace un adulte qui connaît le terrain.
Un sifflet s’entend bien plus loin que la voix : plusieurs coups brefs et répétés, c’est un appel au secours. En montagne, le signal de détresse est de six signaux par minute (sifflet, lampe), puis une minute de pause.
Un feu n’apparaît pas par magie : il lui faut de la chaleur, un combustible et de l’air (le dioxygène). Retire un seul de ces trois éléments et il s’éteint. On commence par le comprendre, puis on apprend à le faire monter sans l’étouffer.
Tu as une toute petite flamme. À chaque tour, la flamme perd un peu de chaleur. Ajoute du bois : un bois trop gros pour la flamme l’étouffe. Objectif : un foyer stable, en peu de gestes.
Le feu, c’est la seule leçon où je ne suis pas nul. — V.
Le corps tient des jours sans manger, beaucoup moins sans boire : l’eau passe avant la nourriture. Mais une eau transparente n’est pas forcément une eau saine. Un filtre rend l’eau claire ; il ne la rend pas potable. Ce qui tue les microbes, c’est l’ébullition.
Pour chaque eau, choisis la bonne case.
Plus on monte, moins l’air pèse sur l’eau, et plus elle bout à une température basse : environ 1 °C de moins tous les 300 m. Une eau qui bout à 90 °C est moins efficace contre les microbes. Au-dessus de 2 000 m environ, on laisse donc bouillir 3 minutes au lieu d’une.
Repères des autorités sanitaires américaines (CDC) : 1 minute d’ébullition franche, 3 minutes au-dessus de 6 500 pieds (environ 2 000 m).
Claire ≠ potable. Je l’écris en rouge. — L.
Un nœud sert à relier, attacher, bloquer ou faire une boucle. Un bon nœud tient quand on tire, et se défait quand on le veut. Un mauvais nœud glisse, ou ne se défait plus.
Schémas à venir : ce pas-à-pas aura ses illustrations. En attendant, entraîne-toi avec un lacet ou une ficelle, assis, avec un adulte qui vérifie.
Je n’ai toujours pas compris le lapin. — V.
Un abri ne sert pas à être beau : il sert à garder ta chaleur et à te protéger du vent, de la pluie et des dangers du terrain. Le plus important se joue avant de construire quoi que ce soit : l’endroit.
Touche chaque lettre pour voir ce que cache l’endroit. Il n’y en a qu’un de vraiment bon.
Le corps perd sa chaleur de quatre façons. Pour chacune, il existe un geste. Active-les un à un.
Un indice pour comparer les gestes, pas une mesure.
Sans carte ni boussole, le ciel donne des repères. Le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest, mais à peu près seulement. Deux méthodes plus fiables : l’ombre d’un bâton le jour, l’Étoile polaire la nuit. Elles valent dans l’hémisphère nord.
Vue du dessus. Plante un bâton, marque le bout de son ombre, attends un peu, marque-le encore. Le nord est caché : à toi de le retrouver.
Fais une première marque.
La Grande Ourse tourne dans le ciel pendant la nuit. Fais avancer la nuit avec le curseur.
La Grande Ourse (la « casserole ») est facile à reconnaître. Prolonge cinq fois la distance qui sépare les deux étoiles du bord de la casserole, du côté ouvert : tu tombes sur l’Étoile polaire, qui indique le nord.
Dans l’hémisphère sud, on n’a pas d’étoile polaire : on utilise la Croix du Sud.
Dans la nature, on ne mange jamais une plante, une baie ou un champignon sauvage qu’un adulte compétent n’a pas identifié avec certitude. Pas de test, pas de pari. Beaucoup de plantes mortelles ressemblent à des plantes comestibles, et chaque année des gens s’intoxiquent en cueillant.
Six idées qu’on entend souvent. Une seule est un bon réflexe.
Feuilles allongées, même sous-bois, même saison. Le muguet et le colchique sont toxiques. L’odeur d’ail qui sort d’une feuille froissée est un indice, pas une preuve : on vérifie feuille par feuille, on ne cueille pas en vrac, et on fait confirmer par un adulte compétent ou un pharmacien.
Deux plantes à ombelles blanches, de loin presque identiques. La ciguë est mortelle, y compris à petite dose. Une tige tachée de pourpre et sans poils doit t’alerter. Dans le doute, on ne touche pas et on ne goûte pas.
L’amanite phalloïde est responsable de la grande majorité des décès par champignons. Aucun test maison n’existe : ni l’odeur ni le goût ne permettent de la reconnaître, et ni la cuisson ni le séchage ne détruisent ses toxines. Seul un pharmacien ou un mycologue peut confirmer une cueillette.
On n’attend pas que les symptômes passent. On prévient tout de suite Otō et les autres, et on garde un échantillon (ou une photo) de ce qui a été mangé : celui qui soigne a besoin de savoir exactement quoi.
Ton sac contient 8 objets, pas un de plus. Choisis-les.
Module terminé. Otō note : « Le feu d’abord. Ensuite seulement, le reste. »