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Genesis · Survie · Labo

Survivre, c’est d’abord décider.

Le feu, l’eau, les nœuds, l’abri, l’orientation, les plantes. Tu essaies tout à l’écran, tu te trompes sans risque, et tu retiens ce qui compte pour de vrai.

À lire d’abord

La règle de la maison

À l’écran, tu essaies tout. Dans la vraie vie, chaque geste dangereux (le feu, le couteau, l’eau qui bout, la cueillette) se fait avec un adulte, jamais seul. Rien de ce qui est écrit ici ne remplace un adulte qui connaît le terrain.

SStopArrête-toi, respire. Ne cours pas, ne t’éloigne pas.
TThinkRéfléchis avant d’agir : qu’est-ce qui est le plus urgent ?
OObserveOù es-tu, qu’as-tu avec toi, quel temps fait-il ?
PPlanDécide d’une seule chose à la fois, puis fais-la.
1 à voix haute, tout de suite2 prévenir Otō3 où, quoi, qui4 ne jamais laisser un blessé seul

Un sifflet s’entend bien plus loin que la voix : plusieurs coups brefs et répétés, c’est un appel au secours. En montagne, le signal de détresse est de six signaux par minute (sifflet, lampe), puis une minute de pause.

01

Le feu

Trois conditions, puis une montée progressive

Un feu n’apparaît pas par magie : il lui faut de la chaleur, un combustible et de l’air (le dioxygène). Retire un seul de ces trois éléments et il s’éteint. On commence par le comprendre, puis on apprend à le faire monter sans l’étouffer.

Labo 1 · Le triangle du feu
Chaleur Combustible Air
Touche un élément pour le retirer

Labo 2 · Monter le feu, un cran à la fois

Tu as une toute petite flamme. À chaque tour, la flamme perd un peu de chaleur. Ajoute du bois : un bois trop gros pour la flamme l’étouffe. Objectif : un foyer stable, en peu de gestes.

Flamme15 %
Que ajoutes-tu ?
Gestes : 0

Le feu, c’est la seule leçon où je ne suis pas nul. — V.

02

L’eau

Claire ne veut pas dire potable

Le corps tient des jours sans manger, beaucoup moins sans boire : l’eau passe avant la nourriture. Mais une eau transparente n’est pas forcément une eau saine. Un filtre rend l’eau claire ; il ne la rend pas potable. Ce qui tue les microbes, c’est l’ébullition.

Labo 1 · Potable, à traiter ou à éviter ?

Pour chaque eau, choisis la bonne case.

Labo 2 · Le filtre de fortune
À l’œil nu Au microscope
Ajoute des couches
Eau trouble100 %
Microbes vivants100 %

Labo 3 · Bouillir en altitude
0 m
100 °Ctempérature d’ébullition de l’eau
1 mind’ébullition franche à maintenir

Plus on monte, moins l’air pèse sur l’eau, et plus elle bout à une température basse : environ 1 °C de moins tous les 300 m. Une eau qui bout à 90 °C est moins efficace contre les microbes. Au-dessus de 2 000 m environ, on laisse donc bouillir 3 minutes au lieu d’une.

Repères des autorités sanitaires américaines (CDC) : 1 minute d’ébullition franche, 3 minutes au-dessus de 6 500 pieds (environ 2 000 m).

Claire ≠ potable. Je l’écris en rouge. — L.

03

Les nœuds

À chaque travail, son nœud

Un nœud sert à relier, attacher, bloquer ou faire une boucle. Un bon nœud tient quand on tire, et se défait quand on le veut. Un mauvais nœud glisse, ou ne se défait plus.

Labo 1 · Quel nœud pour quel travail ?
Labo 2 · Le test de la traction
Boucle de 20 cm
Choisis le nœud, puis tire

Labo 3 · Le nœud de chaise, pas à pas
Étape 1 sur 4

Schémas à venir : ce pas-à-pas aura ses illustrations. En attendant, entraîne-toi avec un lacet ou une ficelle, assis, avec un adulte qui vérifie.

Je n’ai toujours pas compris le lapin. — V.

04

L’abri

Bien choisir l’endroit, puis lutter contre le froid

Un abri ne sert pas à être beau : il sert à garder ta chaleur et à te protéger du vent, de la pluie et des dangers du terrain. Le plus important se joue avant de construire quoi que ce soit : l’endroit.

Labo 1 · Où poses-tu ton abri pour la nuit ?

Touche chaque lettre pour voir ce que cache l’endroit. Il n’y en a qu’un de vraiment bon.

vent A B C D E F
Choisis un endroit

Touche une lettre sur le paysage.

Labo 2 · Garder sa chaleur pendant la nuit

Le corps perd sa chaleur de quatre façons. Pour chacune, il existe un geste. Active-les un à un.

Froid ressenti (indice de 0 à 10)10

Un indice pour comparer les gestes, pas une mesure.

05

S’orienter

Le soleil, les étoiles, la boussole

Sans carte ni boussole, le ciel donne des repères. Le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest, mais à peu près seulement. Deux méthodes plus fiables : l’ombre d’un bâton le jour, l’Étoile polaire la nuit. Elles valent dans l’hémisphère nord.

Labo 1 · Le bâton et son ombre

Vue du dessus. Plante un bâton, marque le bout de son ombre, attends un peu, marque-le encore. Le nord est caché : à toi de le retrouver.

10 h 00

Fais une première marque.

Labo 2 · L’Étoile polaire

La Grande Ourse tourne dans le ciel pendant la nuit. Fais avancer la nuit avec le curseur.

La Grande Ourse, ses sept étoiles reliées Étoile polaire
+0 h

La Grande Ourse (la « casserole ») est facile à reconnaître. Prolonge cinq fois la distance qui sépare les deux étoiles du bord de la casserole, du côté ouvert : tu tombes sur l’Étoile polaire, qui indique le nord.

Dans l’hémisphère sud, on n’a pas d’étoile polaire : on utilise la Croix du Sud.

06

Les plantes

La seule règle qui compte

Dans la nature, on ne mange jamais une plante, une baie ou un champignon sauvage qu’un adulte compétent n’a pas identifié avec certitude. Pas de test, pas de pari. Beaucoup de plantes mortelles ressemblent à des plantes comestibles, et chaque année des gens s’intoxiquent en cueillant.

Labo 1 · Vrai ou faux ?

Six idées qu’on entend souvent. Une seule est un bon réflexe.

Labo 2 · Les sosies dangereux

Ail des ours, muguet, colchique

Feuilles allongées, même sous-bois, même saison. Le muguet et le colchique sont toxiques. L’odeur d’ail qui sort d’une feuille froissée est un indice, pas une preuve : on vérifie feuille par feuille, on ne cueille pas en vrac, et on fait confirmer par un adulte compétent ou un pharmacien.

Carotte sauvage, grande ciguë

Deux plantes à ombelles blanches, de loin presque identiques. La ciguë est mortelle, y compris à petite dose. Une tige tachée de pourpre et sans poils doit t’alerter. Dans le doute, on ne touche pas et on ne goûte pas.

Champignons

L’amanite phalloïde est responsable de la grande majorité des décès par champignons. Aucun test maison n’existe : ni l’odeur ni le goût ne permettent de la reconnaître, et ni la cuisson ni le séchage ne détruisent ses toxines. Seul un pharmacien ou un mycologue peut confirmer une cueillette.

Si quelqu’un a mangé un doute

On n’attend pas que les symptômes passent. On prévient tout de suite Otō et les autres, et on garde un échantillon (ou une photo) de ce qui a été mangé : celui qui soigne a besoin de savoir exactement quoi.

07

À toi de jouer

Six questions, un sac, un autocollant
Défi 1