Un fleuve dans un désert, un filon d'étain, un détroit de 700 mètres, un vent qui tourne deux fois par an. Avant les rois et les batailles, il y a le terrain. Ici, tu le manipules.
Tu as quatre villes à placer dans l'Ancien Monde ou ailleurs. Regarde les fleuves, les déserts, les forêts. Clique sur la carte.
0 / 4 villes placées
L'historien Fernand Braudel parlait de « plantes de civilisation » : le blé, le riz, le maïs. Chacune impose sa façon de travailler, de stocker, de payer l'impôt.
Les foyers où des plantes sauvages ont été domestiquées, indépendamment les uns des autres. Clique un point.
Personne n'a « inventé » l'agriculture une fois pour toutes : elle est née au moins huit fois, presque en même temps, juste après la dernière glaciation.
Laquelle oblige tout un village à creuser des canaux ensemble et à suivre le même calendrier ?


Choisis un continent, puis fais voyager la plante depuis son foyer. Observe la latitude, la durée du jour au 21 juin et le climat traversé.
Tu viens de retrouver la thèse de Jared Diamond (De l'inégalité parmi les sociétés, 1997). En Eurasie, on peut parcourir des milliers de kilomètres d'ouest en est en restant à la même latitude : même durée du jour (les plantes s'en servent pour savoir quand fleurir), mêmes saisons. Le blé du Croissant fertile a gagné l'Espagne et la Chine. Aux Amériques et en Afrique, l'axe est nord-sud : chaque pas change le climat. Le maïs a mis des millénaires à gagner le nord du continent ; le blé n'a atteint l'Afrique australe qu'avec les Européens, au XVIIe siècle.
Ce qui fait débat. Beaucoup d'historiens reprochent à Diamond un « déterminisme géographique » : la géographie facilite ou freine, elle ne décide pas tout. Les choix politiques, les échanges et le hasard comptent aussi.
Voici les plus grandes mines de cuivre du monde. Regarde où elles sont. Avant d'afficher quoi que ce soit d'autre : que remarques-tu ?
Les gisements de cuivre se trouvent surtout…
Chaque ressource raconte une histoire. Clique une pastille sous la carte.



Quelques passages de quelques kilomètres décident des routes de la planète. Choisis-en un : en vert la route normale, en rouge le détour s'il est fermé.

Grecs, Phéniciens et Romains ont navigué en Méditerranée des millénaires avant de se lancer sur l'océan. Qu'est-ce qui la rend si accueillante ? Choisis tout ce qui te semble juste.
Dans l'océan Indien, le vent souffle six mois dans un sens, six mois dans l'autre. Tu es marchand à Aden, au Yémen. Choisis ton mois de départ pour l'Inde, puis ton mois de retour.
Tu viens de retrouver le calendrier de la mousson. L'été, la terre d'Asie chauffe, l'air y monte et aspire l'air de l'océan : le vent souffle du sud-ouest, vers l'Inde. L'hiver, c'est l'inverse : le vent part du continent refroidi, du nord-est. Un marchand fait l'aller avec l'un, le retour avec l'autre.
Les marins arabes, indiens et swahilis le savaient depuis longtemps ; les Grecs l'attribuaient à un navigateur nommé Hippalos. Vers le début de notre ère, le géographe Strabon raconte que jusqu'à 120 navires partaient chaque année d'Égypte vers l'Inde. Sur l'Atlantique, ce sont les alizés qui pousseront les caravelles vers l'Amérique : voir les Temps modernes.

Un nom inventé en 1877 par le géographe allemand Ferdinand von Richthofen pour un faisceau de pistes et de routes maritimes. Observe la carte autour de Kachgar et Dunhuang.
Entre Dunhuang et Kachgar, la route se sépare en deux branches. Pourquoi ?
Clique une marchandise : la carte montre d'où elle part et dans quel sens elle voyage.

Commence par ce pari, puis promène-toi sur la frise : chaque point est un moment où le climat a bousculé les sociétés humaines.

Cette peinture se trouve au cœur du désert égyptien, à des centaines de kilomètres du Nil. On y a vu des gens qui nagent. Qu'en penses-tu ?

La courbe en haut de la frise donne une allure, sans échelle : plus haut = plus chaud. L'axe est coupé en l'an 1, puis s'étire vers aujourd'hui pour laisser de la place aux derniers siècles.